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H de la semaine 46

 

 

Il y a une semaine, nous nous étions quittés sur cette question en apparence légère : « c’est quoi le bonheur ? ». Une semaine plus tard, la réponse nous coûte mais autant être sincères : nous ne le savons pas. Saint Augustin en donnait en son temps 289 opinions : c’est dire en quoi, échappant à la définition, le bonheur apparait davantage comme une possibilité (celle d’être heureux) qu’un état (ou alors il est passager, fugace, contingent). « Le bonheur est une récompense qui vient à ceux qui ne l’ont pas cherchée » écrivait Alain : ça ne nous avance guère !

Il y a toujours eu autour du bonheur beaucoup d’effervescence, de passion, d’incertitudes aussi. Assigné comme but dans de nombreuses traditions et sagesses anciennes, chez les Juifs, les Taoïstes ou les Bouddhistes, nourri de nombreux écrits et réflexions, il a connu, chez les Catholiques, un sort nettement moins enviable. Promis au ciel, réputé assuré dans l’au-delà (où, réunis, vivant une vraie vie « éternelle », ses fidèles seront pleinement heureux), il n’a eu au mieux sur terre, délivré du bout des lèvres, qu’un droit de séjour forcément très provisoire. Le catholicisme a de la sorte développé au cours des siècles une véritable théologie de la souffrance : ce sont bien les épreuves qu’ils traversent (la maladie, le manque, l’insatisfaction, l’ennui, la perte…) qui, les révélant à eux-mêmes, ouvriront à ses fidèles le « Royaume des Cieux ».

Sécularisé à la suite de « la mort de Dieu », le message chrétien a fait des heures supplémentaires en France. La République, se glissant dans les habits de la religion, a conservé, associées à l’éducation et au travail, relayées par Jules Ferry et ses Hussards noirs, les mêmes notions d’effort et de souffrance – et tenu dans le même mouvement le bonheur pour suspect. C’est le travail, aussi pénible soit-il, qui fait l’élève puis l’Homme ; c’est par lui, au travers des « Peut mieux faire » de nos bulletins scolaires, qu’il s’arrache à sa condition, gagne sa liberté et devient celui qu’il doit être.

Cette pensée, encore très présente en France et dans de nombreuses de nos entreprises, a subi depuis des attaques lourdes et répétées. Ces dernières, venues du monde anglo-saxon, s’inspirent de l’utilitarisme cher à Jeremy Bentham et à son « welfare state ». Son postulat ? « Une action est moralement bonne lorsqu’elle tend à augmenter la somme globale de bonheur dans l’univers (…). Le bonheur coïncide alors avec la satisfaction des intérêts de chacun » (Luc Ferry).

C’est ainsi, dans un monde global et des sociétés de services où les tâches apparaissent d’autant mieux exécutées qu’elles le sont par des salariés aimables, satisfaits et proactifs (plutôt que maussades, grognons et résignés), que sont apparus les thèmes de reconnaissance et de bonheur au travail ou d’entreprise libérée... 

 

(à suivre)

 

Marc Puyoulet, Directeur Général Hudson France

 
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Salon de l'emploi franco-espagnol

 

 

Pour la 1ère fois, Hudson France est partenaire du Salon de l'Emploi franco-espagnol organisé par la COCEF (Chambre Officielle de Commerce d'Espagne en France). 

 

Venez nombreux à la rencontrer des équipes d'Hudson France : 

Vendredi 6 octobre 2017 à partir de 9h00

au Paris Hôtel Melia La Défense

https://www.cocef.com/fr/

 

 
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H de la semaine 45

 

 

« Etes-vous heureux ? » voilà une question rarement posée en entretien. Une autre, tout aussi peu formulée, est : « Voulez-vous être plus heureux ? » : après tout, ne peut-on pas pleinement jouir de ce qui est et rester à l’écoute du mieux qui peut être ?

Le bonheur n’est pas une idée neuve : Epicure s’y est intéressé dès 341 avant notre ère dans l’île verdoyante de Samos. Il y a consacré chemin faisant plus de trois cents ouvrages, tous disparus hélas mais dont nous avons recueilli de nombreux fragments et de précieux témoignages. Pas une idée neuve donc, mais une idée qui revient, telle une hirondelle aux beaux jours, en force en période de croissance économique. Lorsque l’économie va mal, il est admis que le bonheur est d’avoir un travail : « contente-toi de ce que tu as, serre les dents, songe que demain sera meilleur ». Lorsque l’économie va mieux, il est suggéré que le travail doit être un bonheur : les entreprises, désireuses de s’attacher et de fidéliser les meilleurs talents, font alors assaut d’initiatives pour démontrer, preuves et slogans à l’appui, qu’il fait bon vivre chez elles.

Car les études sont formelles : les salariés malheureux, entendus ici comme les plus anxieux de ne pas se montrer à la hauteur des exigences de leur management, ont une productivité de 10% inférieure aux autres. A l’inverse, les entreprises qui sont classées dans les « 100 best companies to work for » ont des performances très sensiblement meilleures que la moyenne.

Alors, qu’est-ce qui nous empêche d’être tous totalement, allez disons-le : follement heureux ?

En 1929, dans le Malaise de la civilisation, Freud apporte une réponse refroidissante : nous-mêmes ! « Il n’est point entré dans le plan de la « Création » que l’homme soit heureux. Ce qu’on nomme bonheur au sens le plus strict résulte d’une satisfaction plutôt soudaine des besoins ayant atteint une haute tension et n’est possible de par sa nature que sous forme de phénomène épisodique. »

Une autre réponse est liée à ce que René Girard appelle le double bind : les entreprises lancent à leurs salariés des injonctions telles que « soyez autonomes, soyez créatifs, exprimez-vous ! » et, simultanément, les enferment dans des procédures, des batteries d’indicateurs, un tracking informatique permanent. D’un côté la liberté promue, les générations Y et Z, la folie des start-up ; de l’autre l’autorité réelle (celle qui, quoiqu’on en dise, ne rend pas les armes), l’EBITDA à remonter à l’actionnaire, les calendriers à tenir...

Mais peut-être que la meilleure façon de répondre à la question des moyens est de se poser la question de l’essence même du bonheur – oui, c’est quoi le bonheur ?

 

(à suivre)

 

Marc Puyoulet, Directeur Général Hudson France

 
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H de la semaine 44

 

 

Dans l’audit, qui est monde d’ordre et de calcul, 

Ils l’appellent à demi mot la reine des preuves

C’est la circularisation, qui pour les nuls

Pour les orphelins, les vivants comme les veuves

Vise à demander existence au tiers choisi

Qu’il soit banque, avocat, client ou fournisseur,

Dans ses dossiers, à l’arrêté, le solde précis :

Il doit être, au centime, exact miroir des leurs.

 

Dans le recrutement, rien d’approchant

Déplore le chœur uni des consultants

Les entretiens sont riches en matière

Mais à la fin il nous manque un critère

Quoi ? Quelque chose de scientifique

Quelque élément avéré, vraisemblable

Qui donnerait à notre maïeutique

Un cachet à portée irréfutable.

 

Cette onction, ils ont bien fini par la trouver

Devinez quoi ? C’est la prise de référence

Des ex patrons aux allures d’autorité

Donnant sur les derniers candidats en balance

Des avis précis, objectifs, circonstanciés

Qui restituent in vivo l’œuvre en triptyque

Des deux finalistes - Mais pourquoi s’y fier ?

S’emportent tout à trac et grands cris les sceptiques

Soupçonnant renvois d’ascenseur, langue de bois

Petits mensonges, arrangements de toi à moi

Venant rendre super celui qui est normal

Et suggérer du bien de ce qui était mal.

 

Non ! Les chasseurs se récrient : sous le compliment,

Nous savons aisément déceler le mensonge

C’est une vocation que d’être consultant

Il faut de l’éthique, du travail, de l’allonge…

 

Comment dites-vous ? Quoi, du labeur, de l’éthique ?

Certains cabinets, aux ambitions d’industrie,

S’organisant en bandes comme des moustiques,

Adeptes des KPI’s mis en batteries

Utilisent intensivement la référence

Comme un moyen unique et privilégié

Pour prendre des rendez-vous prospects par milliers

Détournant l’objectif, imposant la cadence

Sacrifiant sans cœur sur l’autel des flibustiers

Une pratique qui honorait ce métier.

 

C’est de la sorte qu’en s’industrialisant

  • En jouant au filou,
  • En flairant les bons coups,

Un beau métier se perd et se perdant perd son sens.

 

Marc Puyoulet, Directeur Général Hudson France

 

 
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H de la semaine 43

 

 

On a connu promesses mieux tenues : à peine avions nous écrit que nous ne citerions pas Steve Jobs dans ce H que nous nous dépêchons de le faire. Bien entendu, nous nous trouvons des excuses, au premier rang d’entre elles celle-ci, qui est imparable, de ne pas publier une citation de Steve Jobs mais une citation sur Steve Jobs, ce qui donne à notre mensonge un relief atténué, disons celui d’une simple bosse sur le parcours du Tour de France (versus un col hors catégorie tel que le Galibier…).

Cette citation (sur Steve Jobs), la voici : « Ne comprenez-vous pas que Steve ne connait rien à la technologie ? C’est juste un formidable vendeur… Il n’a aucune connaissance en ingénierie, et ce qu’il dit, comme ce qu’il pense, est faux à quatre vingt dix neuf pour cent. » Cet extrait, qui donne la mesure exacte d’une admiration, est de… Bill Gates (ceci pouvant expliquer cela) et figure en incipit d’un roman passionnant de Graham Moore sur les débuts du capitalisme, Les derniers jours de l’émerveillement.

Suivant Bill Gates, dont la pensée amicale vient s’ajouter à ce que nous avons appris à connaître de Steve Jobs, de sa légende et des innombrables zélateurs qu’il a inspirés au fil des années, nous vous encourageons à reprendre quelques unes des pensées du fondateur d’Apple (elles pullulent sur le net) et à y appliquer le pourcentage de véracité que leur accorde le fondateur de Microsoft – soit 1%.

Ça y est ? Impressionnant non ? Lire les fulgurances de Steve Jobs nous renvoie à la culture d’entreprise dont Edgar Morin explique qu’(elle) « est un système qui fait communiquer une expérience existentielle personnelle et un savoir collectif constitué ». Apple est tout à fait exemplaire de ce qui se fait en termes de manifestation visible (ce qui ne signifie pas réelle) de l’identité d’une entreprise – et l’immense talent de Steve Jobs a été de l’incarner, de la marketer et de la vendre, la prolongeant notamment au travers de ses produits et des messages qu’ils sont censés inspirer à leurs usagers (indépendance, liberté, prise de risques, innovation, courage, sens de la communauté…).

Quatre grands piliers structurent en général la culture d’entreprise : l’appartenance (portée par des rites et des codes partagés), la vision du monde (qui s’incarne dans des croyances et des valeurs communes), l’histoire (que relaient des héros et des mythes clairement identifiés) et des peurs (des tabous). La compréhension de la culture d’entreprise se révèle essentielle dans les métiers que nous adressons chez Hudson : en recrutement, la comprendre est clé pour attirer et intégrer les meilleurs talents chez nos clients ; en talent management, la définir permet à nos clients une meilleure adaptation à l’environnement externe et une intégration interne plus réussie.

Ah oui : y parvenir peut se faire avec ou sans le recours à Steve Jobs !...

 

Marc Puyoulet, Directeur Général Hudson France

 

 
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H de la semaine 42

 

 

Et voilà : on ne parle déjà plus des vacances. Pffuit, enfuies, disparues, remisées avec le tuba et la crème solaire… Les plus courageux sont revenus depuis une semaine, souvent deux, parfois trois : autant dire une éternité.

Sous le ciel gris, les bronzages qui prolongeaient l’été ont déjà eu le temps de s’éclaircir, le sable qui restait piégé entre les sièges des voitures de disparaitre, les souvenirs de refluer. Dans la mollesse des jours d’août, tandis que Paris sortait de sa torpeur/ grisaille (rayer la mention inutile), chacun a eu le loisir de retrouver ses mots de passe (mais pourquoi met-on autant de chiffres, de w et de § ?), de vider sa boite mail (mais que fait l’anti-spam ?), de reprendre pied avec la réalité. La réalité ? Les prochaines révisions budgétaires, les objectifs de Q3 à tenir, les recrutements à boucler, les ordonnances à comprendre ou les échéances à respecter. Tout avait été oublié : tout est revenu...

Depuis lundi, les calendriers Outlook se sont remplis à la même vitesse que le métro, hier désert, soudain bondé. Les expressions, interdites de séjour durant les vacances, ont fait leur réapparition dans les conversations : « c’est urgent », « tu peux pour cet aprème ? », « t’en es où des chiffres ? »… Les hommes ont définitivement rangé le bermuda et ressorti la cravate. Les femmes ont délaissé le blanc qui, dans son éclat, assuraient de jolis contrastes avec leur peau couleur caramel. Les trajets dans les grandes agglomérations ont repris, au milieu des klaxons, leur (invraisemblable) durée habituelle… Devant les écoles, dans les parfums de cahiers neufs et de colle arabique, des enfants à peine plus hauts que leur trousse tiennent leur vie arrimée sur le dos : à l’heure du numérique, qui sait pourquoi les cartables pèsent toujours plus lourd ?

Et le H dans tout ça ? Il fait aussi sa rentrée. Reposé, affûté, impatient. Il sera au rendez-vous tous les jeudis. Promis, il ne citera jamais Steve Jobs ou Winston Churchill (plutôt des écrivains…). Il ne comportera aucun mot comme « cranter », « agile » ou « jupitérien » - ni de franglais. Il restera fidèle à sa ligne, buissonnière, décalée, souriante… à ses séries : aurait-on recruté… Neymar ? le zéro papier ? le zéro bureau ? l’AI ? Patrick Modiano ? l’île d’Okinawa ? l’homme Dieu, l’homme augmenté ou l’Homo sapiens ?... à ses coups de cœur plutôt que de gueule !...

Bref #Happyrentrée ! #HappyH !

 

Marc Puyoulet, Directeur Général Hudson France

 

 
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H de la semaine 41

 

 

Le H part en vacances

Nous allons partir en vacances : il faut se faire violence pour le croire. Le business ne connait pas de trêve. Le téléphone n’arrête pas de sonner, les boîtes mail de se remplir, les clients et les candidats d’échanger entre eux et avec nous. La semaine prochaine, nous aurons un peu honte de rédiger un message d’absence : ah bon, vous ne revenez que le 16 août ? La météo ne fait rien pour nous aider non plus : le soleil a déserté Paris. On ne plaisante pas quand on dit qu’on va déclencher l’alerte enlèvement. La pluie, elle, a retrouvé ses quartiers d’été : elle s’invite à répétition dans le cours des jours, telle une parente un rien envahissante. Avec tout ça, nous n’avons pas essayé le maillot de bain de l’année dernière : y rentrerons-nous ? Nous avons tendance à repousser l’échéance. Et la liste de livres pour l’été ? Non, décidément cette année, nous n’y sommes pas.

Et puis, il y a toutes ces nouvelles qui arrivent : nous ne savons plus bien dans quel monde nous vivons, combien nous sommes, ce que nous ferons demain. Tout va si vite, de manière si ambiguë, si contradictoire : le monde d’aujourd’hui est déjà celui d’hier. La génération Z n’est peut-être pas celle que l’on dit ; les employeurs « great place to work » non plus. 54% des travailleurs français se disent démotivés (contre 37% au niveau mondial) : en même temps, tous les DRH et tous les conseils ne parlent que d’intelligence collective, de bonheur au travail et de bien-être générant la rentabilité – qui croire ? Le chômage est toujours aussi élevé ; celui des cadres n’a jamais été aussi bas. D’un côté, sous la poussée digitale, on nous annonce la fin du travail ; d’un autre, on cherche avec frénésie des talents partout.

Dans son dernier livre, Gilles Lapouge rapportait qu’Henry James admirait « la trompeuse limpidité » de Guy de Maupassant. Lapouge estime que cette formule conviendrait aussi à James. « Cet écrivain trompe son monde. Il fait semblant de tout dire et de savoir où il va. (Mais) il se perd tout le temps, même s’il ne montre pas qu’il est perdu. Il avance (…) presque en aveugle car le réel est inconnaissable. Le réel se défait à mesure qu’on approche. Il est double, contradictoire, fait de leurres et d’ombres. (…) Au centre de chaque être, de chaque passion, règne un lieu vide, qui nous échappe et qui doit demeurer déserté. « Qui connait le secret en meurt. » Non seulement on ne peut pas tout dire, mais encore il ne faut pas tout dire. »

Cet été, nous lirons des romans non seulement pour nous distraire du monde mais aussi pour mieux le comprendre. Car c’est toute la philosophie de ce H, que les algorithmes, l’AI et le digital n’entameront jamais : miser sur les femmes et les hommes, sur leur imprescriptible liberté, sur leur imagination sans borne et sur leur incroyable agilité. Et tout comme Henry James, sur leurs inépuisables secrets…

Très belles vacances !

 

Marc Puyoulet, Directeur Général Hudson France

 
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H de la semaine 40

 

 

La pétanque est-elle une bonne mise en situation ?

Ce soir, nous serons heureux. Vous savez pourquoi ? Parce qu'Hudson fêtera l'été sur l'île de Puteaux. C'est une habitude, et nous pensons qu'il n'est pas interdit d'aimer les habitudes. Il n'est pas interdit non plus d'aimer la fête.

Vers la fin juillet, tous les collaborateurs d'Hudson France, ceux de Paris mais aussi ceux de Nantes, Lille ou Lyon se donnent ainsi rendez vous au milieu de la Seine, au pied de La Défense et, dans ce cadre grandiose, vous ne devinerez jamais ce qu'ils font : ils jouent à la pétanque ! Vous avez bien lu : à la pétanque ! Rares sont ceux qui ont l'accent du Sud. Moins nombreux encore sont les bons joueurs. Même si l'aveu nous coûte, la pétanque est un sport qui se laisse moins simplement apprivoiser qu'on ne le suppose. Et dire qu'avant d'y jouer on se moquait : ça, un sport ? Oui, ça un sport. Les boules ont des trajectoires capricieuses. Le cochonnet des pudeurs de rosière. Le terrain est plus bosselé que le Central Court de Wimbledon en fin de deuxième semaine de tournoi. Une boule faisant ricochet peut modifier d'un coup le sort d'une partie qu'on croyait scellée. Tout doit aller - et soudain plus rien ne va.

Les filles n'y sont pas plus ridicules que les garçons : c’est même le contraire. Les chargés de recherche que les directeurs : ça fait désordre. De nouvelles hiérarchies se dessinent qui conduisent à des finales imprévues. On reconnaît les compétiteurs à ce qu’ils s’'énervent. En général, ça n'arrange rien à leur score. Ils s'en veulent de pester contre leurs coéquipiers : ceux-ci s'en moquent bien. Ils s’en remettent aux faux rebonds, aux rires, à la providence. À un moment de la soirée, on finit par penser qu'un lutin malin brouille les cartes, dévie les lancers, aimante ou désaimante le cochonnet. Les plus avisés savent que le lutin n’est autre que le rosé. En fond sonore, derrière les rires et la musique, on entend la nuit qui s’installe vibrer comme un gros chat. C’est exactement ce moment qu’on recherche : le plaisir d’être ensemble, de fêter nos résultats et de danser, quand le tournoi de pétanque a rendu son verdict, sous la nuit de Neuilly…

 

Marc Puyoulet, Directeur Général Hudson France

 

 
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H de la semaine 39

 

 

Et vous, vous êtes Août ou Juillet ?

Ce ne sont pas encore les vacances mais c’est déjà l’été. C'est une période délicieuse. Les enfants ont déserté les villes. Seuls s’y attardent les plus grands. Certains attendent des résultats de concours, d'autres bouclent des stages où ils passent plus de temps à la photocopieuse (car la photocopieuse existe encore) qu’à redéfinir la stratégie de l'entreprise. Il y a une histoire à écrire par les stagiaires sur la vie des entreprises : il n’est pas sûr que ces dernières gagnent à ce qu’elle soit publiée. Allégés, les journaux sont prêts à relever l’épreuve du maillot : en quelques jours, ils ont perdu la moitié de leurs pages. On ne peut pas s’empêcher de penser qu'un tel régime est dangereux. L’économie a disparu des écrans radar ; la politique aussi en même temps que les partis LR et socialiste. On hésite à déclencher l'alerte enlèvement. Avec les JO, le Tour de France est le feuilleton de l'été. Contrairement à un champion cycliste, un responsable politique bronzé en bras de chemise n’est pas crédible.

Paris se vide mais les bouchons demeurent : c'est un mystère que nul n'explique. Les terrasses ne désemplissent pas. Les pots de fin de journée commencent plus tôt, ils finissent plus tard : les touristes se disent que l’art de vivre à la française n’est pas une affabulation des médias. Les fêtards ont envie de repousser le lever du jour : seul le degré d'alcoolémie d'une poignée d'entre eux les autorise à croire qu'ils y parviennent. La chaleur s’attarde sur les trottoirs, le long des avenues que les marronniers peinent à alléger. La Seine donne envie d’y plonger : voilà pourquoi on a inventé Paris Plage.

Au bureau, on est surpris d’être aussi nombreux ; un seul être manque et rien n’est dépeuplé. Il faut dire qu'il y a belle lurette que les Juilletistes ont jeté l’éponge. Autrefois, deux tribus se livraient un combat sans merci, les Juilletistes et les Aoûtiens : chacune était sûre de ses choix, récapitulait ses jours de soleil, ses fêtes incroyables. Aujourd’hui, comme pour tout, les frontières se sont estompées. On n’est plus "ou… ou… " : on est " et… et… ". L’Aoûtien ne rechigne pas à prendre une semaine de vacances en Juillet, le Juilletiste le pont du 15 août : tout fiche le camp…

Il parait que les vacances ont du bon : tant mieux. Une étude très sérieuse de 3 chercheurs américains a démontré que "des employés heureux avaient une productivité de 31% supérieure aux autres, réalisaient un chiffre d’affaires 37% plus élevé et étaient trois fois plus créatifs". La précision des chiffres donne le vertige. A contrario, jouer les martyrs fait perdre des points : "durant ces trois dernières années, les martyrs du travail autoproclamés ont eu moins de chance de recevoir une augmentation, une promotion ou une prime que les autres".  

On y réfléchira durant le weekend du 14 juillet : en apparence, prendre quelques vacances avant les vacances ne nous sera plus reproché…

 

Marc Puyoulet, Directeur Général Hudson France

 

 

 
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H de la semaine 38

 

 

Recruteriez-vous le plein emploi ? 

Il ne faut pas l'ébruiter. À défaut, on passe pour un optimiste : c'est mal vu. En France, le chômage des cadres est tombé sous la barre des 4%. C’est une révolte ? Non Sire, c’une révolution ! Il y aurait donc une France (plusieurs France en fait) cachée sous la France. Une France qui dit Oui et d’autres qui disent Non. Une France qui rit, une France qui pleure.

Moins de 4% ! Allez trouver un candidat avec ça. Les chasseurs s'arrachent les cheveux ; les entreprises aussi ; les cadres… pas du tout. Ce métier (recruter) est décidément mal fait. Quand ça ne va pas, on a 100 candidats qui se battent pour 1 poste ; quand ça va, on a 1 candidat pour 100 postes. On signerait tout de suite pour un meilleur équilibre entre l'offre et de la demande - mais qui tient le registre des réclamations ?

Les processus de recrutement sont à hauts risques, l'équivalent de la descente de Kitzbühel en ski alpin au plein mois de janvier quand les pistes sont bleues de glace. Autrefois, on ne voyait pas les candidats, ils étaient cachés au fin fond des organigrammes des entreprises ou des annuaires d’écoles : ça énervait moins. Aujourd'hui, on ne voit qu'eux sur les réseaux sociaux, à afficher leurs réalisations et à relayer des articles : ça énerve beaucoup plus. Trop sollicités, ils jouent les filles de l'air, les générations Y, à « Où est Charlie ? ». On les voit – mais on ne les voit plus. Ils cherchent - mais ils ne cherchent pas. Ils trouvent - mais ils ne veulent pas forcément de ce qu’ils trouvent. Ils veulent plus, mieux, différent, plus tard, ailleurs… Sous la plage, la plage.

Dans ce contexte, les algorithmes nous font rire, les tests en ligne, le discours des start-upers : choisira-t-on son prochain emploi comme on veut nous faire choisir, dès aujourd’hui, notre prochain roman ou notre prochain album - en fonction des recommandations/ injonctions d’Apple, Deezer, Spotify ou Amazon ? Des machines doivent-elles décider pour nous – et si oui en fonction de quoi, de qui, de quel contexte, de quels critères, de quelles visions des entreprises dont on sait qu’elles changent aussi, sinon plus vite que nous ?

Soyons sérieux : regardons les faits. Si tout s’automatise, les hommes non – et aujourd’hui moins que jamais. Qui se laisserait enfermer par des tests, des algorithmes, des machines postées en batteries devant nos vies et nos choix ? C’est tout le contraire qui arrive. Au quotidien, nos chargés de recherche et nos consultants, fils naturels de Rouletabille et de Françoise Dolto, doivent déployer des trésors d’imagination, d’ingéniosité et de persuasion pour débusquer, convaincre, séduire, accompagner aussi bien les candidats que les clients.

C’est notre métier au fond, un métier de foi et de conviction, un métier d’expertise et de conseil, un métier difficile mais aux récompenses infinies. Et c’est aussi pour ça que nous l’aimons : parce qu’il bouge et se transforme sans cesse - et que les machines ne le remplaceront jamais…

 

Marc Puyoulet, Directeur Général Hudson France

 
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